-Stuttering, Ben's Brother.

 -Stuttering, Ben's Brother.


J'ai aimé ton sourire au soleil, comme si c'était toi qui étais là pour nous, plus que nous pour toi.
♪ ♥ o=)


Tout ceci n'est qu'un pot-pourri. C'est un album souvenir de ces petites phrases notées, semées. Tellement de temps à passé, et pourtant c'est toujours la même chose. C'est toujours ce sentiment de vide, d'étouffement qui est là. Toujours cette boule au creux de l'estomac, ce sentiment de ne pas savoir respirer.
Tu vois c'est un pot pourri. Quelque chose que l'on a remplit de belles fleurs un peu jaunies, un peu fanées par le temps. Ce sont des souvenirs vieux et anciens. Et si je vivais dans le présent pour une fois, au lieu de regretter cet 'avant'.
Si tu savais à quel point je t'en veux. Juste de m'avoir changé comme ça. D'être entré dans ma vie sans crier gare, et de me laisser comme ça. Certes, différente et grandie, mais tellement plus faible. Tellement plus fragile.


J'étais heureuse au milieu de vous. Même si ça n'allait pas toujours, j'étais heureuse. J'ai brulé ces souvenirs, je les ai étouffés, je les ai noyés. J'ai voulu retarder le moment ou j'allais rentrer chez moi. Flanant un peu dans les rues, me promenant. Mais non, il faut bien rentrer. Et tout d'un coup, je regagne ma chambre. Une fois la porte ouverte, je suis seule. Plus personne dans cette maison, au moins jusqu'à ce soir. Et ce vieux sentiment revient. Cette impression d'étouffer. J'ai beau ouvrir la fenêtre, j'ai beau me poser sur le balcon, j'étouffe. Que c'est banal d'être un peu sentimentale. Combien de larmes faut-il pour noyer un chagrin d'amour? Pour se noyer tout court?




"Combien de temps cela allait-il durer? Peut-être qu'un jour, dans des années, pour peu que le mal accept de s'atténuer suffisament et devienne supportable, je serais capable de regarder en arrière e de penser à ces quelques petits mois qui resteraient à jamais les plus beaux de mon existence.
Alors, j'en étais certaine, je lui rendrais grâce du peu qu'il m'avait accordé, plus que ce que j'avais demandé, plus que ce que je méritais. Un jour, peut-être, j'arriverais à envisager les choses ainsi.
Mais si la déchirure ne cicatrisait pas? Si les lèvres à vif ne se reformaient pas? Si ses dommages étaient permanents, irréversibles? Je me serrais dans mes bras, en proie au desespoir."
Tentation
Stéphanie Meyer






# Posté le samedi 18 avril 2009 15:29

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 10:09

- J'ai besoin de nos chemins qui se croisent, quand le temps nous rassemble, ensemble tout est plus joli Reviens-moi.

- J'ai besoin de nos chemins qui se croisent,   quand le temps nous rassemble,  ensemble tout est plus joli   Reviens-moi.





Sur cette musique, elle revoie des images. Elle écoute en boucle les deux lullabies de Twilight depuis qu'elle a vu le film. Des images qui représente cette année, cette année où elle vivait pour et par eux. Essentiellement par.
Elle revoit cette soirée de septembre. Cette soirée où ils sont venus lui poser cette question. Elle se souvient de l'un d'entre eux venant lui dire que son ami est trop timide pour l'inviter à danser. Elle se souvient de cette soirée. Et du lendemain. Tout ça, elle s'en souvient comme si c'était hier.

Elle se souvient aussi du vendredi 5. Parce qu'ils ont commencé a "sortir ensemble". Et puis le lendemain, en parlant avec cet autre, elle s'est rendue compte que ce n'était pas du tout ce qu'elle voulait. Elle a sortis son portable et était prêta plauqer l'autre au milieu de la soirée. Mais elle ne l'a pas fait.
Elle dansait pied nu ce soir là, et avait un étrange sentiment de liberté. La piste de danse était libre, vide.
Par ce soir d'octobre, dans des bavardages amicaux, sans rien d'extraordinaire ni miraculeux, elle a changé de vie et choisit sa route. C'est tout. Ca ne sera jamais inscrit sur aucun calendrier, sauf dans son coeur.
... Dans le leur?


Elle se souvient aussi du w-e suivant. Enfin de la semaine suivante. Elle se souvient de son portable qui sonne et de son "copain" qui lui propose d'aller ensemble voir la match de rugby. Elle se rapelle avoir dit oui. Pourquoi, elle ne le sait pas. En raccrochant, elle se souvient du fixe qui sonne. De son frère qui répond, de toute façon, c'est pour lui.
Et puis au bout de quelques minutes, il lui colle le téléphone sous le nez. "C'est pour toi!". Elle se souvient de cette proposition: Tu viens avec nous au match?
Elle se souvient qu'elle a dit oui, sans hésiter. Juste qu'elle aurait des amis, ms qu'elle voulait bien passer ce temps avec eux. Parce qu'elle voyait en cet appel une promesse d'amitié.
Puis elle a rapelé son "copain". Et elle lui a dit que l'amitié, c'était surement mieux parce qu'elle n'éprouvait rien de plus.
Elle se souvient du match de rugby. D'une amie qui s'était fait plaquer car "il voulait rester ami". Elle se souvient qu'elles étaient toutes en train de lui dire que c'était un salaud, qu'il avait joué avec elle et qu'il n'en valait pas la peine. Mais elle, au fond d'elle, elle éprouvait une sorte de culpabilité.
C'est pour ça que aujourd'hui encore, elle le jette gentiment. Parce qu'au fond, il est bien sympa. Et qu'elle a pensé, un instant, qu'elle l'aimait aussi.

Elle se souvient du lendemain aussi. D'être aller les chercher, de leur dire qu'elle les avait pas vue la veille. D'avoir parlé de tout et de rien.
Elle se souvient de marcher à côté de lui, sous le soleil. Et de se sentir réellement bien.
Elle se souvient du retour en voiture, de ce bout de papier. Et de lui avoir écrit pour lui dire qu'elle avait oublié son taboulé dans sa voiture.


Et c'est là que tout s'est accéléré.

Peu à peu, il est devenu une personne importante. Elle lui parlait tout les soirs. Ou presque. Et c'était le moment qu'elle préférait chaque jour. C'est là qu'il est devenu un véritable ami. Un ami comme elle n'en avait jamais eu.





"Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé"

Tentation

# Posté le samedi 24 janvier 2009 12:04

Apprendre à mieux connaitre pour moins aimer. Proust

  Apprendre à mieux connaitre pour moins aimer. Proust


C'est une main que l'on tend à celui qui n'a plus de force, un sourire que l'on offre en signe de partage. C'est une larme que l'on ne sèche pas seule, mais qui devient plus petite lorsqu'on est deux. Une larme que la personne concernée ne regarde pas avec pitié ou mépris. Mais avec compréhension. C'est ce sentiment de protection, de sûreté, dont jamais on ne doutera.C'est savoir que si l'on coule, l'autre est là pour te sortir tout de suite. C'est ce sentiment que le chemin se fait à deux, pour se sentir encore plus fort. Ce le sentiment que quelqu'un est là, pour toi.
C'est savoir que tu peux appeler cette personne à tout moment, et qu'elle t'accueillera les bras ouverts.
Ce sont des jours entiers, nuits entières à refaire le monde, des rires, des larmes, des peurs. C'est ce pain que l'on partage, sans jamais se demander si l'on à faim, c'est cette croyance que l'on a en l'autre, cet Avenir toujours ensemble.
C'est ça, à mes yeux l'Amitié.

C'était beau de s'imaginer rire dans les parcs, nos enfants au bout des doigts. C'était beau de parler de nos mariages, des discours qu'on fera. C'était beau de parler de tout ça, de cet avenir, sans douter qu'on serait encore là l'un pour l'autre. C'était encore plus beau, de se promettre attention et fidélité. De dire qu'on tiendrait longtemps ensemble. C'était beau, mais j'ai bien peur que ce ne soit que du vent. Une bise.
Je n'y crois plus autant.
J'ai encore toutes ces phrases dans ma tête. J'ai encore tes cadeaux là. A les regarder il ne m'inspire que déception.

Continues ta Vie comme tu l'entends. Sois heureux dans chacun de tes pas. Ma main je te l'ai bien trop longtemps tendue, tu n'as rien vu. A moi de ne plus avoir la force, je lâche prise.
J'ai peur, et ça il faut que tu le comprennes. J'ai eu très peur, j'ai encore peur.
J'ai peur de ce que l'avenir me réserve, de ce que l'avenir nous réserve.
Je voudrais revenir en arrière, mais ça je ne le pourrais jamais.


Mes bras sont ouverts, si un jour tu reviens de ton voyage.


# Posté le lundi 12 janvier 2009 09:39

Modifié le lundi 12 janvier 2009 10:04

Au début, tu as toujours une image devant les yeux mais elle s'éloigne petit a petit. Puis un matin, tu te réveilles, tu vois ta vie devant toi. Puis il y a cette image en plein milieu. Et elle est belle dans le paysage. Ca s'appelle un souvenir. -Un indien dans la ville.

Au début, tu as toujours une image devant les yeux mais elle s'éloigne petit a petit. Puis un matin, tu te réveilles, tu vois ta vie devant toi. Puis il y a cette image en plein milieu. Et elle est belle dans le paysage. Ca s'appelle un souvenir. -Un indien dans la ville.



Je me disais : " Allez, il faut pleurer une bonne fois pour toutes. Tarir les larmes, presser l'éponge, essorer ce grand corps triste et puis tourner la page. Penser à autre chose. Mettre un pied devant l'autre et tout recommencer. "
On me l'a dit cent fois. Mais pense à autre chose. La vie continue. Pense à tes filles. Tu n'as pas le droit de te laisser aller. Secoue-toi.
Oui, je sais, je le sais bien, mais comprenez-moi : je n'y arrive pas.
D'abord qu'est-ce que ça veut dire, vivre ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Mes enfants, mais qu'ai-je à leur offrir ? Une maman qui boite ? Un monde à l'envers ?
Je veux bien me lever le matin, m'habiller, me nourrir, les habiller, les nourrir, tenir jusqu'au soir et les coucher en les embrassant. Je peux le faire. Tout le monde peut. Mais pas plus.
De grâce.
Pas plus.

[...]

J'avais envie d'une cigarette. C'était idiot, je ne fumais plus depuis des années. Oui mais voilà, c'est comme ça la vie... Vous faites preuve d'une volonté formidable et puis un matin d'hiver, vous décidez de marcher quatre kilomètres dans le froid pour racheter un paquet de cigarettes ou alors, vous aimez un homme, avec lui vous fabriquez deux enfants et un matin d'hiver, vous apprenez qu'il s'en va parce qu'il en aime une autre. Ajoute qu'il est confus, qu'il s'est trompé.

Comme au téléphone : " Excusez-moi, c'est une erreur. "
Mais je vous en prie...

Anna Gavalda-Je l'aimais

# Posté le dimanche 21 décembre 2008 09:53

Car vous posséder et vous perdre, c'est acheter un moment de bonheur par une éternité de regrets.

Car vous posséder et vous perdre, c'est acheter un moment de bonheur par une éternité de regrets.







Quand on a aimé sincèrement quelqu'un, on a toujours quelque chose
à lui dire ou à lui écrire, jusqu'à la fin des temps, paraît-il.






C'est probablement à cause de ça que je suis encore ici. Que je reviens. Et que continue a écrire.


Des chansons qui tournent et retourne dans sa tête.
Des pensées qui reviennent. Des souvenirs qui l'envahissent. Des paroles, promesses, blagues qui sont là, qui la hante.
ET tout à coup, elle secoue sa tête, comme si elle voulait se protéger des ces douleurs. Comme si elle voulait s'en libérer. Mais elle n'y arriver pas. Parce que tout ça lui manque et qu'elle ne peut rien y changer.





Et puis tous ces gens, heureux, ensembles... ça la rend malade. Elle retrouve cet arrière gout dans la bouche. Ce gout qui se répend dans toute la gorge. Ce dégout qui l'envahit. Ces frissons sans raisons. Ces larmes qui remontent. Et qui coulent peu a peu sur ses joues.
Elle se sent tellement seule. Tellement seule. Même quand elle est au milieux d'amis. Même quand elle est à table avec une vingtaines de personnes. Même quand elle est au milieu d'un groupe. Même quand elle est avec des amis. Même quand... Elle retrouve ce vieu sentiment de solitude. Cet ancien sentiment, si familier. Ce sentiment qui a disparu pendant quelques mois. Et qui tout à coup revient. Comme ça, sans que personne ne l'invite.
En fait, c'est pas un copain qu'elle cherche. C'est quelqu'un qui la fasse se sentir moins seule. Beaucoup moins seule.
Peut-être que c'est ça, de tomber amoureuse. C'est de trouver quelqu'un qui nous fait nous sentir moins seul.




"Je donne des coups de pieds dans des boites de conserves imaginaires. Je hais les téléphones portables, je hais Baudelaire et tous ces charlatans.
Je hais mon orgueil".
Anna Gavalda





Tu le savais déjà. Tu l'as toujours plus ou moins su. Mais la tu te retrouves devant le fait accomplis et tu ne sais pas trop quoi penser.
Tu ne sais pas quoi faire. Tu ne sais vraiment pas quoi faire. Parce que tu es perdue. Perdue dans tes sentiments. Tu devrais être heureuse pour lui. Et pourtant, tu n'éprouve qu'un sentiment de dégout envers lui. Qu'un sentiment de profond dégout. Tu n'aurais envie que d'une chose, c'est de tout arrêter là. Tout. Et pourtant, tu sais que tu n'en as pas la force. Tu sais que tu ne réussiras pas.
Parce que au fond de toi, tu sais que c'est une des meilleures choses qui t'es arrivée. Que tu t'en voudras de le perdre. Que c'est la personne à qui tu tiens vraiment.
Mais là, ça te rend vraiment malade.
Dis toi qu'il y a pire que toi. Qu'il y a des gens qui n'ont personne, plus personne avec qui partager ces bonnes nouvelles. Ou des personnes qui n'ont personne qui les appelera pour leur annoncer une bonne nouvelle parce que ils n'ont personnes qui les considérent comme... unique.
Dis toi que toi, tu as cette chance là. Que tu as une personne sur qui compter. Et même si c'est presque personne, c'est presque c'est à dire mieux que rien.

C'est bien beau vos phrases "tu dois continuer à vivre", "tu dois passer à autre chose." C'est beau. Mais c'est pas vrai. Ca parait tout à fait impossible.


-mais je suis entrain de pleurer comme une petite meuf nunuche.


Moi aussi. Sans arrêt. Et j'en peux plus. Plus du tout. Parce que je suis plus que perdue. Complétement perdue.
Parce que même si d'apparence, ma vie est pleine de soirées, d'amis, de rires, au fond elle est pleine de blessures et de larmes.



"Quand elle aime, elle aime au larmes"
-Quel jeu elle joue? Julien Clerc-







# Posté le samedi 13 décembre 2008 06:51

Modifié le samedi 13 décembre 2008 13:58