J'ai aimé ton sourire au soleil, comme si c'était toi qui étais là pour nous, plus que nous pour toi.
♪ ♥ o=)
Tout ceci n'est qu'un pot-pourri. C'est un album souvenir de ces petites phrases notées, semées. Tellement de temps à passé, et pourtant c'est toujours la même chose. C'est toujours ce sentiment de vide, d'étouffement qui est là. Toujours cette boule au creux de l'estomac, ce sentiment de ne pas savoir respirer.
Tu vois c'est un pot pourri. Quelque chose que l'on a remplit de belles fleurs un peu jaunies, un peu fanées par le temps. Ce sont des souvenirs vieux et anciens. Et si je vivais dans le présent pour une fois, au lieu de regretter cet 'avant'.
Si tu savais à quel point je t'en veux. Juste de m'avoir changé comme ça. D'être entré dans ma vie sans crier gare, et de me laisser comme ça. Certes, différente et grandie, mais tellement plus faible. Tellement plus fragile.
J'étais heureuse au milieu de vous. Même si ça n'allait pas toujours, j'étais heureuse. J'ai brulé ces souvenirs, je les ai étouffés, je les ai noyés. J'ai voulu retarder le moment ou j'allais rentrer chez moi. Flanant un peu dans les rues, me promenant. Mais non, il faut bien rentrer. Et tout d'un coup, je regagne ma chambre. Une fois la porte ouverte, je suis seule. Plus personne dans cette maison, au moins jusqu'à ce soir. Et ce vieux sentiment revient. Cette impression d'étouffer. J'ai beau ouvrir la fenêtre, j'ai beau me poser sur le balcon, j'étouffe. Que c'est banal d'être un peu sentimentale. Combien de larmes faut-il pour noyer un chagrin d'amour? Pour se noyer tout court?
"Combien de temps cela allait-il durer? Peut-être qu'un jour, dans des années, pour peu que le mal accept de s'atténuer suffisament et devienne supportable, je serais capable de regarder en arrière e de penser à ces quelques petits mois qui resteraient à jamais les plus beaux de mon existence.
Alors, j'en étais certaine, je lui rendrais grâce du peu qu'il m'avait accordé, plus que ce que j'avais demandé, plus que ce que je méritais. Un jour, peut-être, j'arriverais à envisager les choses ainsi.
Mais si la déchirure ne cicatrisait pas? Si les lèvres à vif ne se reformaient pas? Si ses dommages étaient permanents, irréversibles? Je me serrais dans mes bras, en proie au desespoir."
Stéphanie Meyer

